Je dois te parler de la musique

     
Ca faisait pas mal de temps que j’avais envie de vous faire des articles un peu moins centrés sur la beauté, les soins et les choses futiles que j’utilise au quotidien. J’avais vraiment cette envie d’ouvrir une catégorie un peu plus « Lifestyle », comme on dit, où je vous parlerais de sujet qui me tiennent plus à cœur, des moments de ma vie, des choses qui me passionnent, des voyages peut-être, des expériences. L’envie d’ouvrir un blog, à son début, était aussi motivée par le fait que j’apprécie beaucoup écrire, et j’apprécierais d’avantage écrire sur mes sujets de passionnée, de choses qui m’animent au quotidien. De temps en temps j’écrirais donc des articles sur ces thèmes, en espérant que ça vous plaira et que ce changement vous intéressera !

     Et pour commencer, je me devais de parler de la musique. Thème assez banal vous me direz, puisque souvent quand on pose la question aux gens « qu’est ce que tu aimes dans la vie ? »,  on répondra facilement « la musique », puisqu’effectivement l’accès est facile, commun, et qu’on s’enjaille tous sur du son (ou presque). Mais mon histoire et mon rapport à la musique sont un peu plus particuliers, et c’est une passion qui me colle à la peau depuis 20 ans maintenant.
A l’âge de 4 ans, je fouillais un matin dans l’armoire de ma mère, oui je voulais déjà lui piquer des vêtements et chaussures à talons, mais la découverte fut autre. En creusant bien dans les boîtes, j’ai trouvé un genre d’étui qui m’a bien intrigué. Prise la main dans le sac, s’en suivit une longue discussion avec ma mère qui m’expliqua en ouvrant cet écrin qu’il s’agissait d’une flûte traversière et qu’elle en jouait quand elle était petite. Depuis ce jour là, je ne l’ai plus quitté des yeux, et ma mère m’a inscrite à l’éveil musical à cet âge là. 

     A 5 ans, inscription en cours de flûte, au Conservatoire de Dijon, et ça y est, j’étais lancée. J’ai donc appris à lire la musique avant même d’apprendre à lire un livre, et j’y prenais un réel plaisir. Ayant des facilités et adorant ça, je me suis rapidement destinée à en faire plus, et j’ai été inscrite dans une école spécialisée avec des horaires aménagés. Dès le CM1, je n’allais pas à l’école les lundis et jeudis après-midi, mais au Conservatoire pour différents cours : flûte, solfège, chorale, orchestre, déchiffrage… et j’ai continué ce cursus jusqu’en 3ème. Ce n’était pas chose si facile car le programme scolaire était, du coup, condensé pour finir le programme en même temps que les autres malgré ces deux après-midi d’absence. 
     Les années passaient, et je me posais de moins en moins la question de mon avenir « professionnel », dans le sens où je faisais tellement de musique que je me disais que, malgré moi finalement puisque je n’y réfléchissais même pas, mon destin était tracé et que je finirais dans la musique. Mais avec l’adolescence, même si je travaillais de moins en moins à la maison, les années de solfège se sont écoulées jusqu’à obtenir mon Certificat de Fin d’Etudes Musciales en classe de 3ème. Au niveau de la flûte, j’étais un peu spectatrice de mon cursus sans vraiment me rendre compte des facilités que j’avais. Je ne bossais plus à la maison (je préférais regarder la télé, jouer sur l’ordinateur ou faire mes devoirs pour l’école), et ma mère a fini par être convoquée par mon professeur de conservatoire. J’avais 13/14 ans, maman est rentrée à la maison et je savais que j’allais me faire disputer. A ma grande surprise, Mme la Prof lui avait dit qu’elle savait très bien que je ne foutais rien à la maison, mais que j’arrivais en déchiffrant chacun de mes morceaux parfaitement, que j’avais un réel don musical et qu’elle souhaitait me préparer au Conservatoire de Paris, et me faisait d’ailleurs sauter deux années d’un coup. Gros choc, moi qui ne me posait jamais de question sur mes capacités, sur mon avenir, Mme la Prof m’en traçait un. 
     Malheureusement, le monde du conservatoire à cet âge là n’était peut-être pas fait pour moi. Toutes ces années, de mes 4 à 15 ans, ont été les plus rigoureuses de ma vie. Mes professeurs étaient très durs, me faisaient recommencer jusqu’à épuisement, jusqu’à avoir mal aux doigts et à la bouche, me repoussaient dans mes limites, jusqu’aux larmes parfois. Mais cet enseignement m’a appris à être organisée dans mon travail, à aller jusqu’au bout des choses, je ne lâche jamais rien, je me dépasse toujours autant que possible, même si je suis également devenue extrêmement exigeante avec moi-même. Ca m’a forgé un fort caractère et de la détermination. Cela m’a permis d’avancer vite, d’avoir mention TB à chacun de mes examens jusqu’à un pétage de câble en fin de 3ème où je n’ai plus jamais remis les pieds au conservatoire. J’ai ensuite pris des cours particuliers jusqu’en terminale avec une adorable prof qui était également très douée et qui m’a permis de maintenir un niveau. 
     J’ai rencontré des professeurs du conservatoire de Lyon, la question se posait de mes études supérieures, et la suite vous la connaissez, je suis finalement partie dans le social.  

     Aujourd’hui, je suis fière de mon parcours, même si j’ai parfois certains regrets de ne pas avoir été plus loin, d’avoir été bête durant mon adolescence et d’avoir voulu faire ma rebelle face à la difficulté et la dureté des professeurs du Conservatoire, mais, ce qui est fait est fait. Je joue toujours de la flûte de temps en temps, pour mon plaisir, mais ça me rend plus nostalgique qu’autre chose. Je touche également un peu au piano. Ce qui me manque le plus dans tout ça, c’est l’orchestre. J’aurais du mal à vous expliquer ce qu’on peut ressentir lorsqu’on joue dans ce type de pratique collective, ce qu’on entend, ce que ça procure, même si encore une fois c’est des heures et des heures de répétitions rigoureuses. 

     Je vis avec cette passion en moi, elle me colle à la peau, et je passe des heures à écouter toutes sortes de musique. Oui, toutes sortes, car ça peut aller de l’électro au classique en passant par le rap, la musique latine, française, africaine, tout. Ayant l’oreille absolue, les sonorités se transforment en harmonies pour mes oreilles et je suis sensible aux petits détails que certaines personnes n’entendent même pas. Je passe des heures à écouter une même chanson plusieurs fois pour suivre un instrument du début à la fin, puis un autre, puis un autre. 

     J’ai du mal à réellement mettre les mots sur cette passion, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à essayer de le faire en tout cas. D’ailleurs, je compte également faire un onglet Playlist en haut du blog que j’actualiserais régulièrement avec pleins de types de musique différents, et si cela vous intéresse j’essayerais de trouver le temps pour mettre ça en place. 
Ma vie est en musique, et la vie est drôlement belle en musique !


LOVE.


5 commentaires :

  1. Coucou,
    C'est vrai qu'on parle peu de musique sur les blogs, c'est dommage...
    Moi j'ai fait de l'accordéon (mon rêve lorsque j'avais 4 ans) et du piano qui restera mon instrument préféré :)
    Je ne pensais pas qu'au Conservatoir les profs étaient aussi durs, même en ayant 5 ans.
    Moi aussi j'aime "décortiquer" une chanson, je pensais être folle en faisant ça (depuis que les gens autour de moi me le disait), ça me rassure de savoir que je ne suis pas la seule ^^
    Gros bisous ♥

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    1. Hello,
      Merci beaucoup pour ton commentaire j'ai adoré te lire :-) C'est vrai qu'on parle assez peu de la musique sur les blogs et c'est aussi ce qui m'a donné envie de rédiger cet article. Le piano est un de mes instruments préféré également, et j'avais pas mal de copines qui jouaient de l'accordéon : ça m'a toujours impressionné.
      Les professeurs au Conservatoire étaient assez durs oui, pas forcément lorsque j'avais 5 ans mais plus les années passaient, plus mon niveau devenait élevé et plus ils m'en demandaient.. !
      Et comme tu dis, je me sens moins seule maintenant que je sais que tu décortiques les musiques que tu peux entendre ;-)

      Bisous et merci encore pour ton petit mot !

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    2. Oh mais de rien et merci aussi ^^
      Ah oui je comprends, moi j'avais plus de mal avec le solfège, comme j'avais déjà commencé par l'accordéon avant le piano. J'ai mis longtemps avant de faire un premier morceau, alors qu'avec le piano ça va beaucoup plus vite ^^
      Dans un coté ça t'a surement apporté de la détermination avec le Conservatoire, on dit souvent que les musiciens sont persévérants et déterminés suite à l'apprentissage qui demande beaucoup de patience.
      Hi, hi, tu vois et on ne doit pas être les seules dans ce cas là ;)
      Pleins de bisous ♥

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  2. Ah l'orchestre... effectivement quand on a connu ça, ça manque!
    Est-ce que ton prof particulier était sur Dijon? J'aimerais bien m'y remettre, mais contrairement à toi j'ai complètement perdu le niveau que j'avais donc j'ai du mal à reprendre toute seule...

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    1. Complètement, c'est dur de ne pas en avoir la nostalgie.. :-)
      Oui, mon prof était sur Dijon mais je ne sais pas si elle donne encore des cours ! Mais je suis sûre qu'ils y en a d'autres qui sont très bien à Dijon !

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